La première fois que j'ai rencontré Ginette Chalifoux, il y a 11 ans, j'ai remarqué d'abord le regard tout bleu de ses grands yeux lumineux. Je me suis dit que cette femme d'exception allait jouer un rôle majeur dans ma vie.
Onze ans plus tard, je ne peux que constater l'acuité de cette première impression. Nous avons vécu ensemble de grands moments et sommes devenues de grandes amies.
Je peux imaginer l’enfance de Ginette : déjà douée d'une fine et exquise sensibilité, dont elle ne sait que faire, avec des sensations pourtant précises, mais qu'elle ne peut encore comprendre, habitée par des images et des sons inconnus de la plupart des gens. Elle se réfugie dans son monde et grandit avec ces dons et talents impossibles à rationaliser.
Plus tard, à l'adolescence, elle se croit dérangée et craint la folie, le rejet, voire l'ostracisme de son entourage. Elle ne peut, à cause de cette peur devenue certitude, en parler à quiconque. À l'âge adulte, elle cherche à comprendre ce qu'elle vit. Elle fouille, investigue, creuse et rencontre des gens merveilleux (et moins merveilleux) dans le but de savoir et comprendre ce qui lui arrive. Dans ses recherches, elle découvre quelques grandes connaissances et un grand outil : le Reiki!